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Il a conservé tout son charme, c'est le plus beau ! sa carapace minérale rayonne sous le ciel bleu printanier au cœur de cet écrin de verdure. Mais depuis fort longtemps l'eau n'arrive plus jusqu'à lui. Son bief et son écluse ont été arrasés pour rendre plus aisé l'exploitation de la prairie. 

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LES MOULINS A EAU

Depuis fort longtemps, dans le Velay, de très nombreux moulins occupaient nos vallées sombres et profondes. Leur fonctionnement était très ingénieux.

Après avoir installé un petit barrage sur le ruisseau, généralement très succinct, rarement maçonné, appelé la levade, une partie de l'eau était déviée dans un petit canal appelé béal ou bief. L'eau en suivant ce cheminement plus ou moins long arrivait dans un réservoir appelé l'écluse. Son architecture variait selon la topographie des lieux. Cette écluse était reliée au moulin, situé en contre-bas, par une conduite souterraine, le coursier qui arrivait dans le niveau inférieur du moulin, la chambre d'eau.

A l'ouverture de la vanne située à l' extrémité de la conduite, l'eau jaillissait avec une grande force sur une roue horizontale appelée roudet composée de cuillères en bois ou en métal.

Une fois en action, le roudet relié par un axe vertical en bois ou en métal à la meule tournante située à l'étage supérieur, la chambre des meules, le grain commençait à être broyé.

Ces moulins étaient généralement des bâtiments de faible importance, mais dans certains cas ils pouvaient comprendre le logement du meunier, voir aussi, abriter quelques animaux de ferme et une grange.

On pouvait rencontrer, plus rarement dans le Velay, deux autres types de moulins : ceux à roue verticale.

L'un, avait une roue verticale avec des augets. L'eau arrivait par dessus, elle remplissait les augets et c'était le poids de l'eau qui faisait tourner la roue.

L'autre, avait une roue verticale à aubes (planchettes de bois). Dans ce cas l'eau passait par dessous. Elle dévalait une petite pente, poussait les aubes et la roue se mettait à tourner.


les photos suivantes:

1   la levade, la chaussée, le barrage

2  le bief d'amenée et la vanne ouvrière.

3  l'écluse.

4  le moulin.

5  le roudet : la roue motrice horizontale.

6  la chambre des meules, le mécanisme, et belle meule dormante de Blavozy.

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A droite,

Le roudet en fonte à l'arrêt.

En dessous,

Le roudet en rotation sous la pression d'un puissant jet d'eau dévalant un coursier souterrain depuis l'écluse.




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La roue verticale à augets.

Un coursier en bois achemine l'eau du bief par dessus la roue verticale.

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La roue verticale à aubes.

L'eau arrive par dessous.


Hommages aux Meuniers

En longeant ces chemins pentus bordés d'épaisses murailles et ces ruisseaux sinueux dévalant au milieu des blocs de rochers, j'ai toujours une pensée pour ces hommes courageux et robustes qui exploitaient ces petits moulins dans des conditions hydro-climatiques très variables. Hommage à leur ingéniosité, car il fallait connaître l'hydraulique, être: charpentier, maçon, menuisier, paysan, tailleur de pierre et être très malin en affaires.


Ci-dessous : la vallée de l'Aubépin.

Une organisation spatiale de fond de vallée :

la chaumière est constituée de l'habitation du meunier et de sa famille, d'une petite écurie et d'une grange. Attenant chemin public, écluse, le moulin, prés, pâturages et chenevier.

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