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La Borne occidentale vers Allègre

La Borne orientale et la Borne occidentale sont deux rivières du massif du Devez en ce moment à l'étude.

Ce sont deux rivières absolument charmantes. Elles prennent leurs sources à 1,5 km l'une de l'autre. La Borne occidentale naît au village de Sembadel-Gare à 1090m d'altitude. La Borne orientale prend sa source près du hameau de Chamborne, commune de Félines. De là elles cheminent vers le sud parallèlement. La Borne occidentale passe à l'ouest du mont Bar et la seconde passe à l'est du dit mont.

La borne occidentale 3 km après sa source elle alimente le lac de Malaguet puis elle traverse les bois, les prés et les pâturages. Son parcours s'étale sur 21 km avec une faible pente de 1,2 %.

La borne orientale  chemine sur 19km avec une pente douce de 1,17 %.

Leur point de convergence se situe aux confins des communes de Céaux d'Allègre, de Vernassal et de Lissac à 827 m. À partir de cet endroit elles forment plus qu'une rivière la Borne qui traverse les communes de : Borne, Saint Vidal, Espaly Saint Marcel, Aiguilhe et Chadrac lieu de confluence avec la Loire. 

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La Gagne vers Saint Front

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LA SUMÈNE,

nait sous les contreforts ouest du magnifique massif du Meygal sur la commune de Queyrières. Elle est alimentée par de nombreuses sources qui jaillissent au pied de ces rivières de pierres appelées chiers. Au départ ce torrent serpente au pied des sucs. Il est déjà jalonné de plusieurs anciens moulins à eau parfois espacés de même pas 500m l'un de l'autre. 

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LA VALLÉE DE L'AUBPIN

L'Aubépin nait à l'ouest et au pied du mont Alambre à 1350m sur la commune des Estables. Le jeune cour d'eau traverse les hauts pâturages, puis il s'enfonce dans une vallée profonde et sinueuse en longeant les communes de Moudeyres, Saint Front et Laussonne. Dans cette vallée meunière au XIXe siècle 20 moulins produisaient de la farine. Aujourd'hui seul les bâtiments du moulin de l'Aubépin, sur la commune de Moudeyres, sont en bon état.

Agauche; la cascade de Souteyros

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LA VALLÉE DE LA GAZEILLE

Le vaste cirque herbageux des Estables, couronné de monts phonolitiques, rassemble en son cœur plusieurs ruisseaux qui forment une jeune rivière, la Gazeille.

Chargée de toutes les eaux de ce bassin versant, cette puissante rivière  dévale une vallée évasée et arrive au hameau de La Vacheresse. Là, elle est rejointe, rive droite par le ravin de Malosse. Renforcée par les eaux de ce ruisseau, elle charrie, le sable, les graviers et les galets de basalte, elle saute les cascades et finit par couper le grand domaine du Theuil avant de rentrer sur la commune de Freycenet La Tour. Aussitôt le ruisseau de Chabannes appelé aussi le ruisseau de la Mine se joint à elle, rive droite. Son parcours sur cette commune s’étend sur deux kilomètres. Puis elle rentre sur la commune du Monastier sur Gazeille. Rive gauche, c’est la Collance qui vient s’ajouter près du pont de la Jamonière. Un kilomètre plus loin, rive droite, on rencontre le ruisseau du Bois Vieux. Un peu plus loin, après le remarquable viaduc de la Recoumène, rive gauche se greffent à la Gazeille trois affluents importants : le Mézard, le Merdanson et le ruisseau de Châteauneuf. Après le hameau de Meymac, la vallée encaissée de la Gazeille devient mitoyenne entre la commune de Saint Martin de Fugères, sur environ un kilomètre, et la commune de Chadron. Puis la rivière traverse entièrement cette dernière avant de rejoindre le fleuve. Ainsi depuis ses sources aux Estables jusqu’à sa confluence avec la Loire, cette magnifique rivière aux multiples facettes paysagères a un parcours long de vingt sept kilomètres.

Depuis des temps très lointains, jusqu'au XXe siècle, les vallées énumérées étaient jalonnées de nombreux moulins. L' étude que nous avons réalisée en dénombre cinquante cinq vers 1870.

Les conditions hydro-climatiques: la sécheresse l'été, les crues d'automne, la neige et gel l'hiver limitaient le fonctionnement de ces machines à une période de huit mois par an. 

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Les moulins de Malosse aux Estables

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l'ORCIVAL,  une frontière invisible aux confins

du Velay et du Vivarais

 Du Rocher Tourte, un des plus hauts dômes phonolitiques gardiens du cirque des Estables, on domine, de ses 1535m, en direction du midi, le départ d’un long lacet mitoyen entre deux entités territoriales des hautes et vieilles terres d’histoire. L’Orcival, ce filet d’eau, décrit une remarquable arabesque gravée sur le plateau herbageux par une profonde ciselure. Ce cours d’eau s’identifie par son comportement. Il est doux, il virevolte entre les blocs de rochers. Ses eaux limpides lèchent le pied des troncs centenaires qui jalonnent le rivage. Il chantonne gaiement au milieu des galets ronds, noirs, gris et beiges. Mais, soudain, lorsque le vent du sud rabat jusqu’au mont Mézenc, un lourd chargement de nuages sombres, venant des Cévennes, naissent alors, peu de temps après, des pluies diluviennes qui le rendent dévastateur. Ces pluies torrentielles, incontrôlables, inondent les prairies et recouvrent les rases. Les ravins habituellement secs se transforment en chutes d’eau, le torrent en un instant dévale, rugit, emporte avec lui : la terre molle des berges, des galets, des boules de rocher et des arbres. Son parcours n’est jamais assez rectiligne, il traverse les riches prairies de fond de vallée, saute les cascades, submerge les gours, détruit les levades et autres installations meunières.

Ce magnifique cours d’eau, bordé de verdoyants pâturages, de remarquables forêts de fayards et d’escarpements rocheux, cher aux pêcheurs et aux promeneurs, comporte une autre caractéristique majeure que nous avons tendance à oublier. Cette rivière,depuis des temps très anciens, a toujours été reconnue comme une limite territoriale naturelle, depuis sa source jusqu’à sa confluence.

C’est cette insoupçonnable frontière invisible qui partage ces vieilles terres d’histoire. Au nord-ouest, c’est inscrit sur les terres vellaves : le diocèse du Puy, les paroisses de Freycenet La Cuche, Présailles, et Saint Pierre-Les-Salettes ; les mandements seigneuriaux des Estables, de Massibrand, de Vachères et de Gramaize.En 1789 le département de la Haute-Loire s’en suit des communes de Freycenet La Cuche, de Présailles et de Salettes ; en 1981 la région Auvergne et pour finir en 2015, en partie, le Parc Naturel Régional des monts d’Ardèche. Au sud-est, le plateau du Vivarais arrive en bordure de la rive gauche et cumule, dans le temps aussi, diverses entités territoriales : le diocèse de Viviers, deux paroisses, les mandements seigneuriaux, en 1789 le département de l’Ardèche, les communes du Béage et d’Issarlès, en 1981 la région Rhône–Alpes.

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le hameau de Longetrée

Au pied du Rocher Tourte, d’ici de là, des émergences donnent naissance à de petites rases, couleur sienne, qui se rassemblent au cœur d’une vaste narse couronnée par des écarts plus ou moins habités : la Gitade, les Meilhades, Jouhannel, Ranc, Petit Grévier et le hameau de Chabannis.Une fois réunies, un jeune torrent, l’Orcival commence à s’affirmer.

Il serpente dans la lande, encore couleur fauve à la sortie de l’hiver, contourne les touffes de carex, et érode les fonds tourbeux. Un peu plus loin, il glisse sous le pont maçonné de la route départementale qui relie le Monastier sur Gazeille au Béage, en laissant à gauche, sur la partie sommitale de la vallée, le village de Chabannis. Deux cent cinquante mètres plus loin, il frôle les hauts jambages de l’ancien pont de pierres, dont l’arche n’existe plus. Il permettait à la voie antique de franchir la rivière. Au cœur des hauts pâturages, l’Orcival continue de dévaler la large vallée sous le hameau de Longetrée orné d’un remarquable front d’une coulée basaltique. Son lit, maintenant, affleure le socle granitique et reçoit les eaux du ruisseau de Freyssinet. Ce ruisseau est né dans le vaste talweg du hameau des Combes, versant ardéchois.

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L’Orcival a déjà parcouru trois mille cinq cents mètres depuis ses sources et a dévalé une pente moyenne de sept pour cent. Puis, mille mètres en aval,il contourne une coulée basaltique, rive gauche. En face, c’est la commune de Présailles. Le village de Massibrand est édifié sur le haut de la vallée. Non loin de là, on retrouve enfouieune passerelle vétuste. Le cours d’eau sinueux continue de dévaler une pente de six pour cent et rencontre mille mètres plus loin le petit ruisseau du Taulin. Celui-ci est situé sur la commune d’Issarlès. En aval de ce ruisseau, une passerelle solide permet de relier les deux versants. Mille cinq cents mètres plus loin, ses eaux sont rejointes par celles du ruisseau de Girard, et deux cents mètres plus loin, par celles des ruisseaux des Abéliaires et de Pradinas, coté Haute-Loire. À cet endroit, la rivière passe sous le grand pont de pierres maçonné de Champétienne. La route départementalenuméro 38 relie Présailles à Issarlès. L’Orcival parcourt encore mille cinq cents mètres pour rejoindre rive droite, le ruisseau de Vachères. Sur la même rive, le village vellave de Coste-Chaude domine. Maintenant, la rivière pénètre dans une vallée profonde bordée de forêts, et arrive à la limite des communes de Présailles et de Salettes. Ici et là, on rencontre quelques ravins qui dévalent les fortes pentes peuplées de fayards. En continuant dans la vallée, nous rencontrons le grand affluent ardéchois : l’Escandus, qui vient du village des Arcis, commune d’Issarlès. Trente mètres plus en aval, l’Orcival franchit le pont de la route départementale numéro 116 qui relie Issarlès à Goudet. Quelques mètres en aval, la rivière est rejointe par le ruisseau de Malaval, versant ardéchois, puis par le ruisseau de Cossanges, sur la commune de Salettes. Et sept cents mètres plus loin, un dernier petit affluent ardéchois rejoint l’Orcival juste avant le rocher du Cheylar. Après un dernier parcours, long de trois cent soixante mètres avec une pente régulière de neuf pour cent, les eaux de l’Orcival vont rejoindre celles de la Loire.

Après avoir parcouru ce remarquable cours d’eau, long de 12 kilomètres, aussi bien dans les gorges que dans les archives, nous avons recensé 13 moulins à eau. Ce sera avec plaisir que nous vous les ferons découvrir, lors de nos veillées dans les communes riveraines de ce cours d'eau.

L’atelier le gouyard et la plume.